Projets Informatique et Chantiers du Bâtiments

Ingénieur Informaticien 1

Puisque je ne pouvais décemment pas laisser l’article précédent sur la page d’accueil pour l’éternité, je me décide (enfin) à poster de nouveau. Car non, ce blog n’est pas mort et non, ce blog n’est pas scatologique. Qu’on se le dise ! Redevenons un peu sérieux quelques minutes pour parler ensemble d’un monde où on compte des bits, on coupe des strings et on lance des sleep toute la journée : l’informatique.

Au Moyen-Age de l’internet, cette sombre époque durant laquelle le massacre de sites web était monnaie courante à coup de gif animés mal détourés, de pluies de flocons de neige en javascript et de musique de fond, l’internaute trentenaire que vous êtes peut-être a surement croisé le panneau « Men At Work » pour signaler qu’un site était en cours de développement.Travaux

Ce n’est pas étonnant. Il y a toujours eu beaucoup de similitudes entre un projet informatique et un chantier dans le bâtiment : de nombreuses tâches à exécuter dans un ordre précis, des corps de métiers parfaitement identifiés aux compétences pointues, un besoin d’organisation et de planification évident, une adaptation à un environnement pré-existant, une proportion de femmes digne d’un monastère, une sous-traitance à outrance et des délais désespérément extensibles pour n’en citer que quelques unes.

Le vocabulaire des projets informatiques emprunte donc énormément au monde du bâtiment. On y parle de la même manière de maîtrise d’oeuvre et de maîtrise d’ouvrage, de projets et de livraisons, de conception et d’architecture, d’urbanisme et de chantier, de fondation et de finitions… Naturellement, les managers ont cru qu’un projet informatique pouvait se gérer exactement comme un chantier du bâtiment. Ce fut une erreur fondamentale qui explique une bonne partie des errances du métier de l’informatique. Car il y a des différences toutes aussi fondamentales.

Tout d’abord, la notion de jour-homme est extensive dans le bâtiment, alors qu’elle est (très grossièrement) intensive dans l’informatique. Concrètement, on peut mettre quatre maçons sur un mur pour qu’il soit fini en quatre fois moins de temps qu’avec un seul. Ce n’est pas le cas avec du code informatique.

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Le bâtiment permet aussi d’optimiser les délais en parallélisant  totalement certaines tâches. On peut mettre une équipe différente sur chacun des quatre murs. Les murs se rejoindront dans les coins, et les coins seront même à angles droits ! Ce n’est pas le cas avec du code informatique.

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Ensuite, un bâtiment est conçu par des architectes, qui ont fait des études d’architecture, la tête bourrée de coefficients de résistance et de contraintes physiques à respecter. Et le chantier est pris en charge par des experts du bâtiments, les mains rugueuses, la clope sur le côté et l’imposante ceinture d’outils avec marteau, tournevis, perceuse, pelle et bétonnière. Un architecte ne viendra pas expliquer sur un chantier comment couler du béton. Un maçon ne viendra pas dans un bureau d’études pour se plaindre de la position des fenêtres. C’est pourtant ce qui se passe dans l’informatique.

beton

Enfin, les clients d’une entreprise du bâtiment viennent rarement discuter et changer les plans lorsqu’ils emménagent : changer la place des fenêtres, choisir une autre couleur pour les murs, rajouter un étage, ou carrément décider que la superbe villa de 150m² avec jardin et piscine sera parfaite pour en faire un supermarché. C’est pourtant ce qui se passe dans l’informatique.

livraison

On peut aller jusqu’à imaginer à quoi ressemblerait un immeuble qui aurait été construit dans les mêmes conditions qu’un projet informatique comme par exemple :

batiments_infostyle

Définitivement, bien qu’employant le même vocabulaire et partageant la même tendance à embaucher de la main d’oeuvre étrangère à vil prix, l’informatique et le bâtiment sont vraiment deux mondes différents.

D’un autre côté, pour être tout à fait juste et équitable, voici ce que donnerait un site web fait par des maçons et des plombiers :

desirdavenir

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Le petit bruit emmerdant …

Ingénieur Informaticien, Jamais content 0

Ah … C’était donc ça ce petit bruit dans les toilettes de mon lieu de travail …

C'était donc ça ce petit bruit ...

Parfois, on se demande si certaines choses ont été conçues par un incompétent notoire ou un génie sadique …

Heureusement que désormais, tout le monde va aux toilettes avec un smartphone.

Le jour le plus triste de l’année

Grand Reporter, Homme de Science 2

Ce matin, en ouvrant mes volets, grand ciel bleu, soleil éclatant et (presque) chaud ! En allant au travail, je vois les oiseaux migrateurs qui viennent de passer la Méditerranée et qui remontent vers le nord. On a livré notre projet jeudi dernier en temps et en heure (disons plutôt en semaine…).

Cette journée s’annonçait donc excellente.

Et en fait non. Aujourd’hui, troisième lundi du mois de janvier, j’apprends que c’est le jour le plus triste de l’année, le « Blue Monday » chez les anglophones. C’est un sujet qui réapparait tous les ans dans les médias (on appelle ça un marronnier comme les sujets sur les marchés de Noël en décembre, sur les chocolatiers à Pâques ou sur la rentrée scolaire en septembre).

Ah ben merde, j’étais de si bonne humeur.

Pour déterminer la date exacte de cette journée mondiale du mouchoir, Cliff Arnall, un chercheur très sérieux et très désoeuvré a mis en équation différentes variables influant sur le bonheur des gens. Autant dire qu’il en ressort une formule extrêmement fumeuse que voici :

W est le temps qu’il fait, d les dettes contractées, T le nombre de jours depuis Noël dernier, Q la fameuse date de l’échec de vos bonnes résolutions, M votre degré de motivation et Na la sensation que vous devez faire quelque chose (sic). La publication ne révèle pas la signification de D, ni les unités utilisées. Bien entendu, c’est un résultat complètement bidon … ce que les journalistes ne disent pas (ou rarement).

Déjà, je vous défie de trouver l’unité du résultat de cette formule. Je tente une sortie :

T (Time) : Le nombre de jours depuis Noël, c’est donc un nombre de jour. Facile.

d (debt) : Pour les dettes, on va compter en Euros.

Q (?) : La date du jour où vous avez failli à vos bonnes résolutions. Alors là ça se complique un peu… Comme je suis informaticien, on va prendre la milliseconde car on mesure les dates en millisecondes depuis le 1er janvier 1970 UTC à minuit.

W (Weather) : Alors disons que l’unité de mesure du temps qu’il fait, c’est l’ensoleillement. L’unité est le kWh/m²/jour (je traduis pour les réformés P4 de la physique : kilowattheures par mètres carré par jour).

M (Motivation) : Pour le degré de motivation … well well well… ça vous dérange si on prend la carotte comme unité ? Va pour la carotte que l’on notera v (ça ressemble à une carotte avec un peu d’imagination. Mais si, sans la tige !).

Na (Need of Action) : Euh, non là j’abandonne.

En réalité, c’est une fausse recherche initiée par SkyTravel, une agence de voyage britannique qui entend ainsi promouvoir des voyages au soleil en cette période grise, froide et démoralisante.

La Tunisie par exemple. Quoique cet hiver, les merveilles de l’Egypte sont à la mode parait-il.

Ingénieur Informaticien

Ingénieur Informaticien 1

(Pour ceux qui connaissent ce blog depuis ses débuts, cet article est récupéré de l’ancienne version qui avait été perdue, et réactualisé.)

J’ai parcouru mon CV récemment et j’ai été frappé par le réflexe inconscient qui consiste à masquer la réalité à l’aide de termes ronflants et de paraphrases avantageuses. A bien y réfléchir, on ne peut pas faire plus politiquement correct qu’un CV. A plus fortes raisons lorsqu’on est ingénieur informaticien.

Oh oui, bien sûr, maintenant vous rigolez mais en 2001, année de mon diplôme, le titre d’Ingénieur en Informatique avait encore un certain prestige. Rendez-vous compte, Ingénieur en Informatique, avec ces deux I majuscules tellement phalliques, fièrement dressés vers le ciel, telles les tours du World Trade Center ! Hmm la métaphore est malheureuse … surtout cette année-là … Bref.

On nous proposait donc des ponts d’or avant même l’obtention du diplôme,  on trouvait facilement des locations dans Paris, notre côte auprès de la gente féminine était … bon, ça c’était passable (pas de miracles non plus). Mais nos futures-ex belle-mères nous adoraient. Bref, la vie était belle et notre avenir plein de promesses !

En 2010, tout a changé. L’aura du mot « ingénieur » a été éclipsée par l’infâmie du mot « informatique ». L’ingénieur informaticien est devenu l’archétype du loser, asocial, peu avenant, à la limite de l’autisme, parlant un langage extra-terrestre (ce que confirmerait d’ailleurs ses habitudes vestimentaires). En terme de sex-appeal, de vrais épouvantails, une sorte d’antithèse de la blonde à forte poitrine. Et nos futures-ex belle-mères … ah ben non, du coup si vous avez bien suivi, plus de belle-mères.

Lorsque quelqu’un nous pose la cruelle question « et vous faites quoi dans la vie? », c’est le drame. C’est désormais un métier honteux que l’on cache derrière des formulations plus flatteuses telles que « Chef de projet », « Architecte », « Designer » voire « Pilote de Chasse ». Une autre technique consiste à tout avouer d’un air dédaigneux en terminant par « mais je compte changer rapidement ». Comme si on était caissier à Lidl.

Le terme n’est pas encore devenu politiquement incorrect, disons juste « socialement embarassant ».

Heureusement, depuis très récemment, d’autres cachent leur vrai métier derrière des termes plus neutres pour échapper à l’opprobre populaire. Comme nos amis banquiers (ou plutôt « Conseillers financiers »), traders (« Opérateurs de marché ») et avocats (« Fruits comestibles de l’avocatier »).

On se sent moins seul.

Flash Brawl

Ingénieur Informaticien 0

J’ai toujours voulu faire de l’animation avec Flash, pour mes petits bonshommes par exemple. Je m’y suis même essayé. Plusieurs fois. Sans succès.

Tout ingénieur en informatique que je suis, rodé depuis des années aux technologies les plus torturées, je n’ai jamais rien compris à Flash. Toutes mes tentatives se sont toujours soldées par des échecs cuisants. Son interface, ses mécanismes , sa logique, c’est du Kafka pour moi. Et en version originale.

J’ai dégoté une petite animation passant cette interface en revue de façon … différente.

Entre Frankenstein et la Linea …

Pour ceux qui voudraient le voir en plein écran, cliquez ici.

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