Ce n’est pas encore très clair dans l’esprit des paléontologues, mais il est communément admis que l’homme descend du singe (qui lui descend des arbres). De même, le Columba livia domestica (1) descendrait du Tyrannosaurus Rex. Oui je sais, ce n’est pas tout à fait exact mais c’était juste pour titiller les quelques créationnistes qui me liraient.

A l’époque où les poules avaient donc des dents, nos ancêtres étaient en bout de chaine alimentaire, se jetant d’arbres en arbres pour échapper aux puissantes machoires carnassières de la superstar des monstres hollywoodiens.

Après quelques millions d’années d’évolution, parfois regrettables (2), on aurait pu penser que l’humanité tenait enfin sa revanche. Chaque gamin poursuivant joyeusement ces volatiles, chaque pigeonneau farci dans notre assiette, chaque revers de main chassant sans aucune difficulté cet ennemi héréditaire de notre espèce sont autant de gestes à la mémoire de nos valeureux mais malheureusement comestibles aïeux.
Mais force est de constater que le combat ne fait que commencer et ne tourne pas forcément à notre avantage. On pourrait discuter longtemps de l’injustice flagrante qui fait que l’Evolution a doté nos adversaires de la faculté de voler et de viser juste alors que nous n’avons gagné qu’une plus grosse tête tout juste bonne à faire une meilleure cible (3).

En fait, je crois tout simplement que Dieu ne nous aime pas.
1. Plus communément appelé « satanée saloperie de vermine à plume » si on traduit littéralement du latin.
2. Mais pour quelles bonnes raisons a-t-on abandonné notre queue ? C’était super pratique !
3. De plus, si on en croit nos femelles, on ne sait même pas viser …

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