

C’est une lutte ancestrale dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Plus ancienne encore que la lutte du Bien contre le Mal, que celle des Jedi contre les Sith et même plus ancienne que la rivalité PSG-OM : le débat entre les blasés et les enthousiastes, les critiques contre les fans. Bref les schtroumphs grognons contre les bisounours.
D’un côté, nous avons donc les bisounours, qui s’enthousiasment pour le dernier joujou high-tech (au hasard l’I-Phone), le dernier groupe à la mode, le dernier blockbuster au cinéma. Toujours à la pointe, ils sont les premiers à avoir acheté l’Objet, écouté la Chanson ou vu le Film. En oubliant qu’à peu près 50% de la population l’a fait à peu près au même moment.
De l’autre côté, nous avons les grognons qui veulent s’extraire de la masse en exposant un avis différent et donc forcément plus intéressant et intelligent que les autres. Mais ils oublient que les grognons représentent approximativement 50% de la population.
Ainsi, à une une première vague d’adoration et de passion enflammée succède toujours une deuxième vague de défiance et de critiques exacerbées. A qui succède une autre vague de défenseurs acharnés … Et ainsi de suite.
Nous sommes ainsi.
Tantôt papillons de nuit, irrésistiblement attirés par la lumière de la nouveauté, véritables moutons de Panurge sacrifiant notre sens critique sur l’autel de la mode dans le seul but de se sentir intégrés à la communauté.
Tantôt éternels adolescents recherchant à tout prix à nous démarquer des autres, confondant l’illusion d’être unique avec l’impression d’être important.


Le dernier mouton a piqué mon commentaire… Moi j’ai bien aimé aussi!!
Et puis bravo pour le dessin!! Je vais commencer à avoir une sacré concurrence…
En tous cas moi j’ai bien aimé ! ^^
)
(aussi bien le film que cette note absolument géniale et criante de vérité
J’allais dire la même chose que Defne en ajoutant qu’il y aurai surement un troupeau de mouton gris.
Je peux être d’accord avec les blancs comme les noirs ; je pourrais défendre avec force d’arguments les uns comme les autres.
PS : p’tain par contre faire un parallèle entre l’arbre et le WTC, faut être pervers !