Les mentions légales, c’est un concept extrêmement simple à expliquer. Ce sont les petites lignes dans une affiche publicitaire qui précisent (à ceux qui se donnent la peine de les lire) que tout le reste de l’affiche est une escroquerie.
Par exemple, la mention légale peut préciser que la super promo de -50% sur le tapis persan n’est valable que pour les femmes entre 31 et 32 ans sans enfants conduisant une méhari orange avec le volant à droite.
Mais comme tout est précisé sur l’affiche, ils sont inattaquables.
Les publicités pour les voitures semblent être soumises à des contraintes légales encore plus lourdes. On leur impose de détailler tous les termes et tous les chiffres, d’expliquer avec précision leurs offres promotionnelles et d’énoncer clairement les conditions de financement.
Pour un publicitaire, c’est l’horreur. Rien de plus disgracieux sur une affiche qu’un pavé de texte explicatif à faire fuir un haut fonctionnaire de Bruxelles. Le problème a vite été résolu grâce aux astérisques ou aux petits numéros renvoyant à une demi douzaine de ligne écrites en tout petit dans un coin de l’affiche, quand ce n’est pas en filigrane ou verticalement sur un côté sombre de l’image.

Pour les spots télévisuels, le problème a été plus simple à régler : les mentions légales sont écrites en petit (toujours) et défilent en bas de l’écran à toute vitesse, ce qui rend la lecture humainement impossible. Ils pourraient tout aussi bien écrire les paroles d’une chanson de pop-rock gothique japonais en karaoké, tout le monde n’y verrait que du feu. De toute façon, vous remarquerez qu’on peut voir une publicité cent fois, on la regardera toujours de la même façon même si on sait pertinemment comment se termine l’histoire. Et pas une seule fois on ne lira les mentions légales.
Le hic, c’est que des mentions légales, ça peut toujours se planquer quelque part … quand on peut les écrire …

Et pour ne pas rogner sur le message publicitaire lui-même, l’acteur doit lire des mentions légales interminables en accéléré, sans pause, littéralement en apnée, une vraie performance orthophonique digne des plus grands exploits des chanteurs de scat. Ca ne ressemble à rien, ça devient du grand n’importe quoi.
Et je suis sûr que désormais, vous ne pourrez plus vous empécher d’y penser la prochaine fois que vous entendrez une publicité pour une voiture à la radio !
Il n’y a pas de raison que je sois le seul que ça énerve !

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